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17 mai 2015

Critique : Mad Max - Fury Road

Réalisateur : George "mastermind" Miller

Acteurs principaux : Tom Hardy, Charlize Theron, Nicholas Hoult, Zoë Kravitz, Hugh Keays-Byrne...

Note : 10/10


Un chef d'oeuvre, tout simplement. Un film intelligent, moderne, métaphorique, ultra-impressionnant et filmé d'une manière que l'on a jamais vu au cinéma. Je ne vois guère que "The Dark Knight" et "Inception" de Christopher Nolan pour pouvoir espérer rivaliser avec ce nouveau "Mad Max" dans la catégorie Blockbusters haut-de-gammes, son seul défaut étant justement d'être le dernier né d'une série de films déjà existante. On peut craindre en effet que le syndrome "Le premier est forcément le meilleur" atteigne ce bijou, mais ce film est une telle révolution que j'ose espérer qu'il fera exception à la règle.

On retrouve le monde en déroute de Mad Max après une catastrophe aux raisons obscures qui a en tout cas grandement limité la présence humaine sur terre.  Max n'est plus flic depuis longtemps et cherche désespérément à échapper aux "war boys" de Immortan Joe, un tyran qui règne sur "La citadelle", où demeure une des seuls réserves d'eau sur terre. Enfin capturé par ces soldats aveuglés par leur foi en leur roi, qui cultive le culte de la personnalité, Max va parvenir à s'échapper et rencontrer Furiosa, une ancienne "impératrice" (la personne chargée de convoyer le pétrole depuis "Pétroville" jusqu'à la citadelle), avec qui il va se lancer dans une fuite éperdue. Un résumé très léger mais j'avoue avoir du mal à faire une synthèse d'un film aussi dense...

"Mad Max - Fury Road" est intelligent car les relations entre Max et Furiosa sont dépeintes de manière très réaliste, la psychologie de cette dernière est d'ailleurs très intéressante et tous les personnages principaux ont un véritable fond. Moderne, car il fait la part belle au féminisme, et le véritable personnage principal est évidemment Furiosa, Max étant relégué au second plan. Métaphorique, car on peut prendre le film comme une relecture du djihadisme et de l’extrémisme religieux, entre kamikazes, femmes asservies et bourrage de crâne. Impressionnant, parce-que je n'ai pas de mots pour décrire ce condensé d'action, de poursuites et de combats, certaines scènes étant tout simplement jouissives. J'ai presque envie de le comparer avec "Apocalypse Now", les deux films partageant ces scènes d'une beauté et d'une violence époustouflante qui restent gravées dans les mémoires, et ce sens de la démesure et de l'esthétisation à l'extrême.

Et qui dire de l'immense, de la magnifique Charlize Therone, dont le personnage tourmenté illumine le film ? Furiosa est sans doute une étape importante dans l'avancé du féminisme au cinéma. "Mad Max" est sans aucun doute sur le podium des meilleurs films de 2015.





27 avril 2015

Critique : Avengers - L'ère d'Ultron

Réalisateur : Joss Whedon

Acteurs principaux : Robert Downey Jr, Scarlett Johansson, Mark Ruffalo, Chris Hemsworth, Chris Evans, Jeremy Renner, Elisabeth Olsen, Aaron Taylor-Johnson

Note : 4/10


Ultron, une intelligence artificielle créée par Tony Stark (Iron Man) et Bruce Banner (Hulk), est devenue incontrôlable et menace, bien entendu, de détruire l'humanité. Il s'est emparé par la même occasion du sceptre de Loki et bénéficie de l'aide de la sorcière rouge et de Quicksilver...  

Le deuxième volet de "Avengers", le plus gros succès Marvel à ce jour. Comme on pouvait s'y attendre, "L'ère d'Ultron" est nettement inférieur au précédent. Malgré les blagounettes de Tony "Iron Man" Stark, le film se veut plus sombre et plus sérieux que le précédent. Louable intention, surtout que Christopher Nolan a montré avec sa trilogie du Dark Knight que le film de super-héros "pour les grands" existait bel et bien. Mais le problème, c'est que les scénaristes ont tout de même voulu rester dans l'esprit bon-enfant cher à Marvel et que le film a un petit peu le cul entre deux chaises. Pas forcément une bonne idée non plus, ce super-méchant désincarné et finalement très abstrait. En plus, Ultron a beaucoup moins d'humour, de charisme et de classe que Loki, son prédécesseur dans la liste des vilains-pas-beaux made in Marvel. Cette sorte de Pinocchio du futur (Il veut à tout prix avoir une forme humaine) n'a pas la psychologie intéressante du dieu scandinave.
Le scénario a cependant des qualités : L'histoire d'amour intéressante entre Hulk et Black Widow, notamment, et l'apparition de nouveaux personnages prometteurs.
Il n'empêche que Marvel donne l'impression d'être moins exigeant que pour le premier film, et de simplement préparer le terrain pour les "Avengers - Infinity war" partie 1 et 2, qui concluront la série.
Force est de constater que les scènes de combats tiennent leurs promesses, aucun problème de ce coté là. Mais si Disney et Marvel veulent continuer à nous offrir des films de qualité, il faudra s'appuyer sur un scénario beaucoup plus solide à l'avenir. Dans le cas contraire, l'effet de surprise et de découverte passé, les prochains Marvel risquent d'être bien ennuyeux, comme c'est, malheureusement, plus ou moins le cas dans "l’Ère d'Ultron"...

Si les scénaristes ont bien réussi à faire évoluer des personnages comme Hulk, Œil de Faucon ou Black Widow, ce n'est pas le cas pour la colonne vertébrale de l'équipe, constituée de Iron-Man, Captain America et Thor. La personnalité de ces trois là n'a pas évolué d'un Iota...



7 décembre 2014

Critique : "Hunger Games : La révolte, partie 1"

 Réalisateur : Francis Lawrence

Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore...

Note : 7,5/10


Comme pour Harry Potter ou Twilight, les studios avaient pris la décision de séparer le troisième volet de "Hunger Games" en deux films, afin, bien entendu, de gagner plus d'argent. Curieusement, contrairement aux précédents exemples, "La révolte, partie 1" s'est révélé être tout sauf ennuyeux, et j'irais même jusqu'à dire que cette séparation aura été utile, même si sa raison d'exister est honteuse. (Ah, le fric !) En effet, cela aura permis de creuser le personnage de Katniss et de faire découvrir aux spectateurs un pendant beaucoup plus vulnérable et influençable de sa personnalité, tout en développant un aspect intéressant de l'histoire : L'utilisation de Katniss et de Peeta par les différents camps.  Dans ce cas précis, la fin justifie les moyens. mais cela amène à nous faire réfléchir sur la condition d'acteur, de mannequin ou de chanteur star. Comment gérer une célébrité que l'on a pas toujours souhaité et comment accepter de devenir un objet, une façade, et non une personne que l'on apprécie pour sa personnalité ou son caractère ? Tout ceci donne au film une profondeur et une subtilité que n'avaient pas les deux films précédents, dont cet opus se démarque totalement, car il n'y a pas de Hunger Games. Les thèmes qui y étaient abordés, c'est à dire le passage à l'age adulte, le plaisir que l'on peut éprouver à tuer ou l'instinct de survie sont donc abandonnés.

L'évolution des personnages secondaires est aussi extrêmement intéressante, notamment celle de Effie Trinket, qui semble avoir pris conscience de la situation tout en restant fidèle à elle-même.

La mise en scène n'est pas, comme dans d'autres films hollywoodiens, uniquement fonctionnelle. Elle est fluide et très agréable, comme toutes les mises en scènes de blockbusters devraient être. Le réalisateur joue habilement des plans larges pour exprimer la solitude de l'héroïne et les scènes de panique sont parfaitement filmées et éclairées, afin de faire ressentir l'ambiance de terreur aux spectateurs.

Certaines scènes sont fortes en émotion et admirablement réalisées, comme lorsque Katniss découvre les ruines de son ancien district. Le spectateur, qui connait la place s'il a vu les deux films précédents, s'identifie à l'héroïne et découvre l'étendue des dégâts en même temps qu'elle grâce à un jeu sur la profondeur.

Hunger Games reste un blockbuster, et la musique grandiloquente ainsi que les scènes de rébellion peuvent sembler caricaturales, mais il faut bien respecter les codes hollywoodiens, Globalement, même s'il ne révolutionne pas la science fiction, cette épisode se révèle être un divertissement très réussi et reste dans la lignée des films précédents, confirmant la réussite de la saga. Le casting doré ne déçoit pas, sans être incroyable mais en respectant son contrat.