Réalisateur : Ridley Scott
Acteurs principaux : Christian Bale, Joel Edgerton, John Turturro, Sigourney Weaver...
Note : 1/10
Ridley Scott nous livre une réadaptation de la fuite d'Egypte de Moïse (considérant que tous le monde connait cet épisode de la Bible, il y aura des spoilers. Attention !!!)
Pitoyable sous tous les aspects.
Même si je ne m'attendez pas à un chef-d'oeuvre en entrant dans le salle, je suis surpris par le scénario de débutant que nous propose Ridley Scott, réalisateur chevronné mais qui n'est décidément pas fait pour écrire. (cf. Prometheus) Ce n'est malheureusement, pas le seul défaut du film...
"Exodus" est un de ces blockbusters qui tentent de cacher la faiblesse de leur scénario et de leurs acteurs sous une épaisse couche de musique, d'images de synthèses, de décors en carton-pâte et de scènes d'action à profusion, ce qui ne fait qu'empirer les choses, le seul intérêt du film consistant à compter les erreurs, incohérences et raccourcis trop faciles de l'histoire.
Les clichés s'accumulent tout le long du film. La femme de Moïse, dont il tombe amoureux en une journée top chrono (honteux raccourci) est bien entendu parfaite. En parlant de raccourcis : Il suffit que Moïse passe une journée en dehors du palais pour que le pharaon tombe malade et meurt. Scène suivante : Ramsès est sacré pharaon. Digne d'un scénario amateur. Mais revenons à nos clichés : Ramsès (le méchant de l'histoire), dont je parlais à l'instant, est complètement stéréotypé, à mille lieux du Joachin Phoenix tout en contraste de Gladiator. L'acteur a maximum trois expressions sur le visage, Christian Bale ne le rattrapant pas franchement. Tout est démesuré, les effets spéciaux prennent toute la place et le scénario est bâclé, servant de toile de fond. Les personnages n'ont aucune profondeur et on ne s'attache jamais à aucun d'eux. Certains dialogues sont d'une bêtise sans nom, comme par exemple cette scène ou Dieu (qui a pris la forme d'un enfant, vachement impressionnant) demande à Moïse d'arrêter de graver les tables de la loi s'il n'est pas d'accord avec son contenu. Mais comment être en désaccord avec les dix commandements ?! Ce dialogue, qui se veut être la morale de l'histoire, n'a tout simplement aucun sens. Et tout est comme ça ! Désolé d'insister là-dessus mais le script donne vraiment l'impression d'avoir été écrit en trois jours. A la fin, alors que la mer rouge vient de se refermer sur l'armée égyptienne, il n'y a que deux survivants. Et devinez qui c'est ? Moïse (on ne sait pas pourquoi il est revenu sur ses pas à la rencontre de Ramsès, sans doute pour faire plus classe) et Ramsès ! Tous les autres sont morts. Quel réalisme ! S'il vous faut encore une preuve, vous n'avez qu'à voir l'évolution du gouverneur des hébreux qui, pour le simple fait d'avoir dénoncé Moïse, se voit promue conseillé alors qu'il n'a aucunes qualifications. La prêtresse, quant à elle, que Ramsès s'était promis de renvoyer fait une apparition au milieu du film, comme si de rien était. Tout est raté en somme.
En conclusion, Scott fini de saborder sa carrière en nous livrant un film bâclé sous tous les abords et pourtant présenté comme novateur. Mieux vaut économiser huit euros et revoir "Les dix commandements", l'excellent film de 1956, réalisé par Cecil B. DeMille et avec Charlton Heston.
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9 décembre 2014
Article du Mardi : Pourquoi je déteste la seconde trilogie Star Wars.
Aujourd'hui Star Wars. Et je ne comprend vraiment pas comment certains peuvent adorer les trois derniers films.
Je vais jouer cartes sur table : Pour moi, la seconde trilogie est une injure faite à la première. Rien que les motivations qui ont conduit à sa création sont honteuses : Un bon gros paquet de fric ! En effet, l'ambition créatrice qui avait animée Lucas lors de la conception des films originels s'est muée en un simple appas du gain. Des films bien commerciaux comme on les déteste, en somme.
Commençons par le commencement : La menace fantôme. Une énorme déception, mais le meilleur des trois tout de même... Parfois très chiant, mais le scénario reste potable. L'idée de départ n'est pas mal du tout et on prend du plaisir à retrouver Tatooïne. Mais quelqu'un peut m'expliquer pourquoi avoir intégré Jar Jar Binks ? Pourquoi les Gungans en général ? Pour faire rire ? Passé le CM2, il en faut un peu plus pour faire rigoler les gens. S'il fallait vraiment intégrer une nouvelle espèce, pourquoi en faire des bouffons à l’esthétique horrible ? Ensuite, le casting. Nathalie Portman ne se débrouille pas si mal, mais elle n'est pas crédible. (La reine Amidala est censée avoir 14 ans) Le jeune acteur qui incarne Anakin n'est non seulement pas crédible (Anakin est censé avoir 12 ans) mais est en plus très mauvais (Je le trouve insupportable mais bon... C'est pas très objectif). Liam Neeson est moyen... Il ne se foule pas mais reste potable. McGregor se débrouille, même si on ne lui demande pas des choses insurmontables... Le scénario n'est pas si mal fichu mais sert en fait de décor aux nombreux effets spéciaux. Il tourne autour d'un élément anecdotique : Une course de module, scène centrale du film. Pourquoi avoir construit leur histoire autour d'un élément aussi inintéressant ? Encore une question sans réponse. Le grand méchant de La menace fantôme, Dark Maul, est classe, d'accord, mais n'a aucune profondeur, aucune personnalité. Ce qui faisait la force de Dark Vador, c'était aussi qu'au fur et à mesure des films on découvrait l'humain sous l'armure. Pour Dark Maul, c'est le vide interstellaire. Le personnage se résume à son apparence. En bref, ce premier épisode a déjà commis le crime de transformer une saga culte en un simple film d'action sans originalité et avec quelques gros défauts.
Ensuite, vient la guerre des clones. Quelle horreur ! C'est un vrai navet, tout est à jeter. L'histoire d'amour entre Anakin et Padmé est INSUPPORTABLE, en lettres capitales. Pas crédible, kitsch, cucu-la-praline, presque risible. Le scénario n'est pas un vrai scénario mais un simple prétexte pour aligner douze effets-spéciaux à la minute. A part Ewan McGregor, les acteurs sont ou très mauvais, ou très mal dirigés. C'est tellement ennuyeux ! Rarement un film ne m'a mis autant en colère. L'aspect psychologique des personnages est caricatural et irréaliste, les dialogues sont mauvais. Anakin est tout simplement insupportable. On a envie de traverser l'écran pour l'assassiner à coup de batte de Baseball pendant tout le film. Je ne sais pas si c'est voulu, mais si c'est le cas c'est très réussi. Rien est crédible : Comment un soi-disant maître Jedi a pu passer commande de millions de clones au nom de la république, sans que personne ne se rend compte de rien pendant quinze ans ? Pour couronner le tout, Jar Jar Binks refait des apparitions de temps en temps, histoire de bien nous faire comprendre qu'il compte nous coller jusqu'au bout. Les scènes sur Kamino avec Jango Fett restent les meilleures, mais rien de bien marquant.
Et enfin, c'est l'apothéose : A peine meilleur que le précédent, La revanche des Siths est cependant le plus cruel car il achève de détruire le mythe de Dark Vador. Ils ont essayé de faire tenir en un film ce qui aurait du tenir en deux, quand la guerre des clones ne valait même pas vingt minutes. Complètement irréaliste ! Anakin passe de gentil à méchant en discutant avec Palpatine, sans se rendre compte que c'est un sith. Ou Anakin est complètement con, ou il est complètement con. Encore une fois, L'acteur qui l'incarne est très mauvais et arbore toujours la même expression "déterminée" sur le visage. Le scénario est tellement prévisible ! Le combat entre Windu et Palpatine est tellement mal joué qu'il me donne envie d'éclater de rire. On demande à Portman de jouer la princesse fragile et sans défense. (Lucas est sans doute un féministe endurcis) Elle le réussit plutôt bien, mais du coup on a envie de se marrer pendant tout le film. Les dialogues sont pompeux et ridicules (désolé mais personne ne parle comme ça). Et devinez qui vient nous rendre visite ? C'est Jar Jar Binks ! Qui a heureusement abandonné son coté burlesque (Même s'il nous rappelle de douloureux souvenirs...). Il y a cependant un point positif : La toute fin, quand Anakin a basculé du coté obscur. A partir de ce moment, le film prend enfin l'aspect tragique, sombre et épique qui aurait du être le sien depuis le début. Le combat entre Anakin et Obi-Wan, seul personnage intéressant sur l'ensemble des trois films, est épique. Ewan McGregor arrive parfaitement à faire passer aux spectateurs le désarroi de son personnage. Lucas fait prendre conscience avec au spectateur avec subtilité (enfin !!!) de l'aspect tragique de l'histoire. La mort des différents Jedis, la fuite de Yoda sont plutôt réussies, même si l'acteur qui incarne Palpatine a cru bon d'utiliser le rire d'un vieux sorcier.
En conclusion la seconde trilogie Star Wars n'est pas du tout à la hauteur de la première. Elle transforme la série culte en une suite de films d'action banals, aux scénarios paresseux et aux acteurs pas toujours très justes. Mais elle a, il faut l'avouer, ses qualités : Celle d'avoir fais connaitre la première trilogie à la génération 2000 dont je fais parti, par exemple. Elle nous aura aussi offert, malgré ses défauts, des combats de sabre et des batailles épiques, ainsi que de nouvelles planètes aussi incroyables les unes que les autres.
Bien entendu, tout cela n'est que mon avis personnel et même si je sais à l'avance que je vais me faire des ennemis, je vous invite tout de même à laisser votre avis dans les commentaires. Le prochain article du mardi sera consacré à "La ligne rouge", de Terrence Malick, dont tout le monde m'avait dis le plus grand bien mais qui m'a énormément déçu. Il prendra donc la forme d'une grosse critique.
Je vais jouer cartes sur table : Pour moi, la seconde trilogie est une injure faite à la première. Rien que les motivations qui ont conduit à sa création sont honteuses : Un bon gros paquet de fric ! En effet, l'ambition créatrice qui avait animée Lucas lors de la conception des films originels s'est muée en un simple appas du gain. Des films bien commerciaux comme on les déteste, en somme.
Commençons par le commencement : La menace fantôme. Une énorme déception, mais le meilleur des trois tout de même... Parfois très chiant, mais le scénario reste potable. L'idée de départ n'est pas mal du tout et on prend du plaisir à retrouver Tatooïne. Mais quelqu'un peut m'expliquer pourquoi avoir intégré Jar Jar Binks ? Pourquoi les Gungans en général ? Pour faire rire ? Passé le CM2, il en faut un peu plus pour faire rigoler les gens. S'il fallait vraiment intégrer une nouvelle espèce, pourquoi en faire des bouffons à l’esthétique horrible ? Ensuite, le casting. Nathalie Portman ne se débrouille pas si mal, mais elle n'est pas crédible. (La reine Amidala est censée avoir 14 ans) Le jeune acteur qui incarne Anakin n'est non seulement pas crédible (Anakin est censé avoir 12 ans) mais est en plus très mauvais (Je le trouve insupportable mais bon... C'est pas très objectif). Liam Neeson est moyen... Il ne se foule pas mais reste potable. McGregor se débrouille, même si on ne lui demande pas des choses insurmontables... Le scénario n'est pas si mal fichu mais sert en fait de décor aux nombreux effets spéciaux. Il tourne autour d'un élément anecdotique : Une course de module, scène centrale du film. Pourquoi avoir construit leur histoire autour d'un élément aussi inintéressant ? Encore une question sans réponse. Le grand méchant de La menace fantôme, Dark Maul, est classe, d'accord, mais n'a aucune profondeur, aucune personnalité. Ce qui faisait la force de Dark Vador, c'était aussi qu'au fur et à mesure des films on découvrait l'humain sous l'armure. Pour Dark Maul, c'est le vide interstellaire. Le personnage se résume à son apparence. En bref, ce premier épisode a déjà commis le crime de transformer une saga culte en un simple film d'action sans originalité et avec quelques gros défauts.
Ensuite, vient la guerre des clones. Quelle horreur ! C'est un vrai navet, tout est à jeter. L'histoire d'amour entre Anakin et Padmé est INSUPPORTABLE, en lettres capitales. Pas crédible, kitsch, cucu-la-praline, presque risible. Le scénario n'est pas un vrai scénario mais un simple prétexte pour aligner douze effets-spéciaux à la minute. A part Ewan McGregor, les acteurs sont ou très mauvais, ou très mal dirigés. C'est tellement ennuyeux ! Rarement un film ne m'a mis autant en colère. L'aspect psychologique des personnages est caricatural et irréaliste, les dialogues sont mauvais. Anakin est tout simplement insupportable. On a envie de traverser l'écran pour l'assassiner à coup de batte de Baseball pendant tout le film. Je ne sais pas si c'est voulu, mais si c'est le cas c'est très réussi. Rien est crédible : Comment un soi-disant maître Jedi a pu passer commande de millions de clones au nom de la république, sans que personne ne se rend compte de rien pendant quinze ans ? Pour couronner le tout, Jar Jar Binks refait des apparitions de temps en temps, histoire de bien nous faire comprendre qu'il compte nous coller jusqu'au bout. Les scènes sur Kamino avec Jango Fett restent les meilleures, mais rien de bien marquant.
Et enfin, c'est l'apothéose : A peine meilleur que le précédent, La revanche des Siths est cependant le plus cruel car il achève de détruire le mythe de Dark Vador. Ils ont essayé de faire tenir en un film ce qui aurait du tenir en deux, quand la guerre des clones ne valait même pas vingt minutes. Complètement irréaliste ! Anakin passe de gentil à méchant en discutant avec Palpatine, sans se rendre compte que c'est un sith. Ou Anakin est complètement con, ou il est complètement con. Encore une fois, L'acteur qui l'incarne est très mauvais et arbore toujours la même expression "déterminée" sur le visage. Le scénario est tellement prévisible ! Le combat entre Windu et Palpatine est tellement mal joué qu'il me donne envie d'éclater de rire. On demande à Portman de jouer la princesse fragile et sans défense. (Lucas est sans doute un féministe endurcis) Elle le réussit plutôt bien, mais du coup on a envie de se marrer pendant tout le film. Les dialogues sont pompeux et ridicules (désolé mais personne ne parle comme ça). Et devinez qui vient nous rendre visite ? C'est Jar Jar Binks ! Qui a heureusement abandonné son coté burlesque (Même s'il nous rappelle de douloureux souvenirs...). Il y a cependant un point positif : La toute fin, quand Anakin a basculé du coté obscur. A partir de ce moment, le film prend enfin l'aspect tragique, sombre et épique qui aurait du être le sien depuis le début. Le combat entre Anakin et Obi-Wan, seul personnage intéressant sur l'ensemble des trois films, est épique. Ewan McGregor arrive parfaitement à faire passer aux spectateurs le désarroi de son personnage. Lucas fait prendre conscience avec au spectateur avec subtilité (enfin !!!) de l'aspect tragique de l'histoire. La mort des différents Jedis, la fuite de Yoda sont plutôt réussies, même si l'acteur qui incarne Palpatine a cru bon d'utiliser le rire d'un vieux sorcier.
En conclusion la seconde trilogie Star Wars n'est pas du tout à la hauteur de la première. Elle transforme la série culte en une suite de films d'action banals, aux scénarios paresseux et aux acteurs pas toujours très justes. Mais elle a, il faut l'avouer, ses qualités : Celle d'avoir fais connaitre la première trilogie à la génération 2000 dont je fais parti, par exemple. Elle nous aura aussi offert, malgré ses défauts, des combats de sabre et des batailles épiques, ainsi que de nouvelles planètes aussi incroyables les unes que les autres.
Bien entendu, tout cela n'est que mon avis personnel et même si je sais à l'avance que je vais me faire des ennemis, je vous invite tout de même à laisser votre avis dans les commentaires. Le prochain article du mardi sera consacré à "La ligne rouge", de Terrence Malick, dont tout le monde m'avait dis le plus grand bien mais qui m'a énormément déçu. Il prendra donc la forme d'une grosse critique.
7 décembre 2014
Critique : "Hunger Games : La révolte, partie 1"
Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore...
Note : 7,5/10
Comme pour Harry Potter ou Twilight, les studios avaient pris la décision de séparer le troisième volet de "Hunger Games" en deux films, afin, bien entendu, de gagner plus d'argent. Curieusement, contrairement aux précédents exemples, "La révolte, partie 1" s'est révélé être tout sauf ennuyeux, et j'irais même jusqu'à dire que cette séparation aura été utile, même si sa raison d'exister est honteuse. (Ah, le fric !) En effet, cela aura permis de creuser le personnage de Katniss et de faire découvrir aux spectateurs un pendant beaucoup plus vulnérable et influençable de sa personnalité, tout en développant un aspect intéressant de l'histoire : L'utilisation de Katniss et de Peeta par les différents camps. Dans ce cas précis, la fin justifie les moyens. mais cela amène à nous faire réfléchir sur la condition d'acteur, de mannequin ou de chanteur star. Comment gérer une célébrité que l'on a pas toujours souhaité et comment accepter de devenir un objet, une façade, et non une personne que l'on apprécie pour sa personnalité ou son caractère ? Tout ceci donne au film une profondeur et une subtilité que n'avaient pas les deux films précédents, dont cet opus se démarque totalement, car il n'y a pas de Hunger Games. Les thèmes qui y étaient abordés, c'est à dire le passage à l'age adulte, le plaisir que l'on peut éprouver à tuer ou l'instinct de survie sont donc abandonnés.
L'évolution des personnages secondaires est aussi extrêmement intéressante, notamment celle de Effie Trinket, qui semble avoir pris conscience de la situation tout en restant fidèle à elle-même.
La mise en scène n'est pas, comme dans d'autres films hollywoodiens, uniquement fonctionnelle. Elle est fluide et très agréable, comme toutes les mises en scènes de blockbusters devraient être. Le réalisateur joue habilement des plans larges pour exprimer la solitude de l'héroïne et les scènes de panique sont parfaitement filmées et éclairées, afin de faire ressentir l'ambiance de terreur aux spectateurs.
Certaines scènes sont fortes en émotion et admirablement réalisées, comme lorsque Katniss découvre les ruines de son ancien district. Le spectateur, qui connait la place s'il a vu les deux films précédents, s'identifie à l'héroïne et découvre l'étendue des dégâts en même temps qu'elle grâce à un jeu sur la profondeur.
Hunger Games reste un blockbuster, et la musique grandiloquente ainsi que les scènes de rébellion peuvent sembler caricaturales, mais il faut bien respecter les codes hollywoodiens, Globalement, même s'il ne révolutionne pas la science fiction, cette épisode se révèle être un divertissement très réussi et reste dans la lignée des films précédents, confirmant la réussite de la saga. Le casting doré ne déçoit pas, sans être incroyable mais en respectant son contrat.
Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore...
Note : 7,5/10
Comme pour Harry Potter ou Twilight, les studios avaient pris la décision de séparer le troisième volet de "Hunger Games" en deux films, afin, bien entendu, de gagner plus d'argent. Curieusement, contrairement aux précédents exemples, "La révolte, partie 1" s'est révélé être tout sauf ennuyeux, et j'irais même jusqu'à dire que cette séparation aura été utile, même si sa raison d'exister est honteuse. (Ah, le fric !) En effet, cela aura permis de creuser le personnage de Katniss et de faire découvrir aux spectateurs un pendant beaucoup plus vulnérable et influençable de sa personnalité, tout en développant un aspect intéressant de l'histoire : L'utilisation de Katniss et de Peeta par les différents camps. Dans ce cas précis, la fin justifie les moyens. mais cela amène à nous faire réfléchir sur la condition d'acteur, de mannequin ou de chanteur star. Comment gérer une célébrité que l'on a pas toujours souhaité et comment accepter de devenir un objet, une façade, et non une personne que l'on apprécie pour sa personnalité ou son caractère ? Tout ceci donne au film une profondeur et une subtilité que n'avaient pas les deux films précédents, dont cet opus se démarque totalement, car il n'y a pas de Hunger Games. Les thèmes qui y étaient abordés, c'est à dire le passage à l'age adulte, le plaisir que l'on peut éprouver à tuer ou l'instinct de survie sont donc abandonnés.
L'évolution des personnages secondaires est aussi extrêmement intéressante, notamment celle de Effie Trinket, qui semble avoir pris conscience de la situation tout en restant fidèle à elle-même.
La mise en scène n'est pas, comme dans d'autres films hollywoodiens, uniquement fonctionnelle. Elle est fluide et très agréable, comme toutes les mises en scènes de blockbusters devraient être. Le réalisateur joue habilement des plans larges pour exprimer la solitude de l'héroïne et les scènes de panique sont parfaitement filmées et éclairées, afin de faire ressentir l'ambiance de terreur aux spectateurs.
Certaines scènes sont fortes en émotion et admirablement réalisées, comme lorsque Katniss découvre les ruines de son ancien district. Le spectateur, qui connait la place s'il a vu les deux films précédents, s'identifie à l'héroïne et découvre l'étendue des dégâts en même temps qu'elle grâce à un jeu sur la profondeur.
Hunger Games reste un blockbuster, et la musique grandiloquente ainsi que les scènes de rébellion peuvent sembler caricaturales, mais il faut bien respecter les codes hollywoodiens, Globalement, même s'il ne révolutionne pas la science fiction, cette épisode se révèle être un divertissement très réussi et reste dans la lignée des films précédents, confirmant la réussite de la saga. Le casting doré ne déçoit pas, sans être incroyable mais en respectant son contrat.
4 décembre 2014
Et le prochain James Bond s'appellera...
Le titre du James Bond 24 a été dévoilé : "Spectre" !!! Peut-être un retour du spectre, la célèbre organisation criminelle des premiers films de la série...
Mis à part Daniel Craig, qu'on retrouve en James Bond, le casting comprend notamment Christoph Waltz (Tarantino forever), Léa Seydoux, Ralph Fiennes (déjà présent dans Skyfall. Un grand acteur !) et Monica Belluci. Pas mal la distribution...
Mis à part Daniel Craig, qu'on retrouve en James Bond, le casting comprend notamment Christoph Waltz (Tarantino forever), Léa Seydoux, Ralph Fiennes (déjà présent dans Skyfall. Un grand acteur !) et Monica Belluci. Pas mal la distribution...
2 décembre 2014
Article du Mardi : Pourquoi je pense que Kubrick est un génie.
Tout les mardis à partir d'aujourd'hui, je reviendrai sur un réalisateur, un film ou tout autre chose liée au cinéma et exposerai mon avis dessus. Aujourd'hui, ce sera donc sur Kubrick.
Stanley Kubrick a quasiment autant de détracteurs que d'admirateurs. Ce qui est curieux, c'est que rares sont les avis nuancés : Pour beaucoup de gens, le réalisateur américain est un génie visionnaire tandis que pour d'autres il s'agit d'un imposteur prétentieux et maniaque. Pour ma part, et vous l'aurez deviné, je fais parti de ses nombreux fans. Je vais donc vous expliquer pourquoi.
Tout d'abord, à ceux qui pointent du doigt son arrogance, je vous répondrez que vous n'avez pas totalement tord. Mais, sincèrement, si 2001 avait été sobre, ça n'aurait pas vraiment été 2001, non? C'est aussi la folie et l'arrogance qui font parfois la beauté d'un film. Il n'y a qu'à voir des chef-d’œuvres comme Apocalypse Now, Inception ou même le Seigneur des anneaux, à sa manière. De même que Apoclypse Now aurait été moins marquant sans le monologue du capitaine Kurtz ou encore l'attaque des hélicoptères sur fond de Wagner, Orange Mécanique n'aurait pas été pareil sans ses impressionnants travellings, et Barry Lyndon aurait eu moins d'impact sans ses morceaux de musique classique ou bien son duel mythique. L'arrogance de Kubrick fait partie de la légende.
Ensuite, quel réalisateur, à part Kubrick, peut se targuer d'avoir réalisé dix chef-d’œuvres à la suite, d'avoir expérimenté tout les genres (de la comédie à la science fiction en passant par le péplum et la fresque historique, sans oublier la guerre et le film d'horreur, ainsi que l'érotisme) avec à chaque fois une réussite incroyable ? bien sur vous pouvez argumenter que les films de Kubrick sont loin d'être des chef-d’œuvres. Mais à ce moment là, et j'en suis désolé pour vous, vous êtes simplement passé à coté de ses films. Dans chacune de ses œuvres, le New-Yorkais s'est attaché à explorer les tréfonds de la nature humaine, dans ce qu'elle a de meilleur mais aussi de pire, et le plus bel exemple à cela étant Barry Lyndon, le plus grand film de l'histoire selon moi. Comme le maître l'a dis lui même, "La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet." Kubrick avait 200 de Q.I. C'était un maître des échecs. Il analysait tous ce qu'il voyait chez les autres, bon ou mauvais, et le mettait dans ses films. Ils ne sont que le reflet de notre société et de notre façon de penser. C'est en ça que Stanley Kubrick est un génie. Mais, bien sur, le cinéma c'est aussi le cœur, les sentiments. Et Kubrick est très doué pour ça aussi. Certains le trouvent froid : J'ai du mal à comprendre leur façon de penser. Kubrick inspire l'horreur, les larmes, le dégoût, le rire, la tendresse... Qui n'a pas pleuré devant Les sentiers de la gloire ? Qui n'a pas tremblé devant Shining ? Les films du réalisateur exaltent les sentiments, ils sont bien loin d'être froids. Sa mise en scène peut l'être, je l'admet, mais dans ce cas là, l'ambiance voulue s'y prête. La mise en scène de Shining est glaciale, mais cela correspond parfaitement au film et, quand on ajoute Jack Nicholson et une musique glauque, un climat très angoissant s'installe. Techniquement, tous ses films sont virtuoses, et personne ne peut remettre en cause la photographie magnifique qui accompagnent chacune de des œuvres. Son sens de la perfection, qui peut s'apparenter à de la mégalomanie, avait au moins pour effet de produire des films aux décors et aux costumes parfaits. Et que dire de sa mise en scènes extraordinaire ? Les mouvements de caméra sur fond de musique classique dans 2001, les travellings-avant de Shining et des Sentiers de la gloire, Les scènes tournées caméra à l'épaule de Orange Mécanique, les plans fixes de Full Metal Jacket... Nul ne pourra ignorer le don de Kubrick pour la mise en scène.
Le new-yorkais avait aussi le sens de la musique culte : Le Dies-irae de Shining, la Sarabande de Barry Lyndon, le Ya-ya-ya de Lolita, les Funérailles de la reine Mary de Orange Mécanique... Autant d'airs qui vous restent dans la tête.
Conclusion : En plus d'être un réalisateur de génie, Kubrick était aussi un philosophe, certes mégalomane, mais bel et bien visionnaire et surdoué, qui s'était donné la dure tache de dépeindre la nature profonde de l'être humain.
Bien-sur, tout ce que je viens de dire n'est que mon avis personnel et chacun peut avoir son opinion sur la question, même si, bien entendu, j'ai toujours raison.
Stanley Kubrick a quasiment autant de détracteurs que d'admirateurs. Ce qui est curieux, c'est que rares sont les avis nuancés : Pour beaucoup de gens, le réalisateur américain est un génie visionnaire tandis que pour d'autres il s'agit d'un imposteur prétentieux et maniaque. Pour ma part, et vous l'aurez deviné, je fais parti de ses nombreux fans. Je vais donc vous expliquer pourquoi.
Tout d'abord, à ceux qui pointent du doigt son arrogance, je vous répondrez que vous n'avez pas totalement tord. Mais, sincèrement, si 2001 avait été sobre, ça n'aurait pas vraiment été 2001, non? C'est aussi la folie et l'arrogance qui font parfois la beauté d'un film. Il n'y a qu'à voir des chef-d’œuvres comme Apocalypse Now, Inception ou même le Seigneur des anneaux, à sa manière. De même que Apoclypse Now aurait été moins marquant sans le monologue du capitaine Kurtz ou encore l'attaque des hélicoptères sur fond de Wagner, Orange Mécanique n'aurait pas été pareil sans ses impressionnants travellings, et Barry Lyndon aurait eu moins d'impact sans ses morceaux de musique classique ou bien son duel mythique. L'arrogance de Kubrick fait partie de la légende.
Ensuite, quel réalisateur, à part Kubrick, peut se targuer d'avoir réalisé dix chef-d’œuvres à la suite, d'avoir expérimenté tout les genres (de la comédie à la science fiction en passant par le péplum et la fresque historique, sans oublier la guerre et le film d'horreur, ainsi que l'érotisme) avec à chaque fois une réussite incroyable ? bien sur vous pouvez argumenter que les films de Kubrick sont loin d'être des chef-d’œuvres. Mais à ce moment là, et j'en suis désolé pour vous, vous êtes simplement passé à coté de ses films. Dans chacune de ses œuvres, le New-Yorkais s'est attaché à explorer les tréfonds de la nature humaine, dans ce qu'elle a de meilleur mais aussi de pire, et le plus bel exemple à cela étant Barry Lyndon, le plus grand film de l'histoire selon moi. Comme le maître l'a dis lui même, "La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet." Kubrick avait 200 de Q.I. C'était un maître des échecs. Il analysait tous ce qu'il voyait chez les autres, bon ou mauvais, et le mettait dans ses films. Ils ne sont que le reflet de notre société et de notre façon de penser. C'est en ça que Stanley Kubrick est un génie. Mais, bien sur, le cinéma c'est aussi le cœur, les sentiments. Et Kubrick est très doué pour ça aussi. Certains le trouvent froid : J'ai du mal à comprendre leur façon de penser. Kubrick inspire l'horreur, les larmes, le dégoût, le rire, la tendresse... Qui n'a pas pleuré devant Les sentiers de la gloire ? Qui n'a pas tremblé devant Shining ? Les films du réalisateur exaltent les sentiments, ils sont bien loin d'être froids. Sa mise en scène peut l'être, je l'admet, mais dans ce cas là, l'ambiance voulue s'y prête. La mise en scène de Shining est glaciale, mais cela correspond parfaitement au film et, quand on ajoute Jack Nicholson et une musique glauque, un climat très angoissant s'installe. Techniquement, tous ses films sont virtuoses, et personne ne peut remettre en cause la photographie magnifique qui accompagnent chacune de des œuvres. Son sens de la perfection, qui peut s'apparenter à de la mégalomanie, avait au moins pour effet de produire des films aux décors et aux costumes parfaits. Et que dire de sa mise en scènes extraordinaire ? Les mouvements de caméra sur fond de musique classique dans 2001, les travellings-avant de Shining et des Sentiers de la gloire, Les scènes tournées caméra à l'épaule de Orange Mécanique, les plans fixes de Full Metal Jacket... Nul ne pourra ignorer le don de Kubrick pour la mise en scène.
Le new-yorkais avait aussi le sens de la musique culte : Le Dies-irae de Shining, la Sarabande de Barry Lyndon, le Ya-ya-ya de Lolita, les Funérailles de la reine Mary de Orange Mécanique... Autant d'airs qui vous restent dans la tête.
Conclusion : En plus d'être un réalisateur de génie, Kubrick était aussi un philosophe, certes mégalomane, mais bel et bien visionnaire et surdoué, qui s'était donné la dure tache de dépeindre la nature profonde de l'être humain.
Bien-sur, tout ce que je viens de dire n'est que mon avis personnel et chacun peut avoir son opinion sur la question, même si, bien entendu, j'ai toujours raison.
En tout cas n'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires!
Le prochaine article du mardi sera consacré au démolissage de la seconde trilogie Star Wars... Et je sens que je vais me faire des ennemis !
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