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18 janvier 2015
14 janvier 2015
Article du Mardi : "Citizen Kane"
"Citizen Kane", pour ceux qui n'en auraient jamais entendu parler, est considéré par beaucoup comme LE plus grand film de l'histoire. Tourné en 1941 Il s'agit du premier film de Orson Welles, génie incompris du septième art qui n'a que vingt-sept ans à l'époque. Je vais tenter de vous expliquer pourquoi "Citizen Kane" est entré dans la légende.
Pour ma part, le film fait clairement parti des dix, voir des cinq plus grandes œuvres de l'histoire du cinéma, mais ma palme revient tout de même à "Barry Lyndon"... Il faut cependant avouer que l'attribuer à "Citizen Kane" est loin d'être incongru ! Et c'est d'ailleurs l'opinion la plus répandue.
Le film de Welles nous raconte l'histoire d'une vie, celle du magna de la presse Charles Foster Kane. A travers une équipe de journalistes, on suit le destin de cette personnalité incroyable, inspirée par l'entrepreneur William Randolph Hearst
Tout est parfait dans ce film, c'est presque irréel. Mais commençons par le scénario, écrit par Herman Mankiewicz et Welles lui-même: Incroyablement osé, il retombe pourtant à chaque fois sur ses pieds, et de manière magistrale. Mêlant passé et présent, suivant plusieurs personnages et ayant la dure tache de saisir la complexité d'une vie, d'une personnalité en un film de deux heures, il est magistral en tous points. Les dialogues, le dénouement, les personnages, sont tous extrêmement fouillés. Le dernier plan est sans doute gravé dans les esprits de tous ceux qui ont vu le film... Ce personnage, admirable et détestable à la fois, nous apparaît dans toute son humanité. Le film donne l'impression, au bout d'un peu moins de deux heures, de connaître Kane aussi bien (mieux) que sa propre mère, dans ce qu'il a de de meilleur ou de pire. A travers la vie de son héros, Welles explore l'amour, la mort, la haine, l'amitié...
Le film regorge en outre de petites trouvailles géniales, de plans, de personnages, de répliques qui ont tout pour devenir cultes.
Techniquement, le film est aussi parfait que novateur. La photographie est une des plus aboutie de l'histoire et la mise en scène est elle aussi exceptionnelle. La fin, en particulier, m'a énormément impressionné, comme la scène du départ de sa femme, quand il se retrouve seul dans son immense palais. On assiste à une succession de plans magnifiques.
On se retrouve spectateur durant tout le film d'un démolissage en règle des normes hollywoodiennes de l'époque, notamment sur la question de l'éclairage, du cadrage, ou encore sur la manière de filmer un dialogue. Fini les champs-contre champs banals, place aux plans séquences, travellings osés et plongés-contre plongés ! La mise en scène est en effet extrêmement variée et utilise bon nombre de procédés différents.
Il faut aussi parler de l'interprétation fantastique de Welles, dans le rôle principal, ainsi que de tous les autres comédiens, qui viennent tous du monde du théâtre. Welles, vingt-sept ans, incarne Charles Kane de ses débuts à sa mort, toujours de manière bouleversante. Les seconds rôles sont eux aussi parfaitement interprétés.
De Kubrick à Truffaut, nombreux sont les réalisateurs à s'être inspiré de cette oeuvre majeur de l'histoire du cinéma. Quentin Tarantino, Christopher Nolan, Otto Preminger, David Lynch, "Les Simpsons", "Call of Duty", "Picsou", "Kaamelott"... Tous ont, à un moment ou un autre, fait référence à "Citizen Kane".
"Depuis 1949, tout ce qui compte dans le cinéma a été influencé par Citizen Kane."
Pour ma part, le film fait clairement parti des dix, voir des cinq plus grandes œuvres de l'histoire du cinéma, mais ma palme revient tout de même à "Barry Lyndon"... Il faut cependant avouer que l'attribuer à "Citizen Kane" est loin d'être incongru ! Et c'est d'ailleurs l'opinion la plus répandue.
Le film de Welles nous raconte l'histoire d'une vie, celle du magna de la presse Charles Foster Kane. A travers une équipe de journalistes, on suit le destin de cette personnalité incroyable, inspirée par l'entrepreneur William Randolph Hearst
Tout est parfait dans ce film, c'est presque irréel. Mais commençons par le scénario, écrit par Herman Mankiewicz et Welles lui-même: Incroyablement osé, il retombe pourtant à chaque fois sur ses pieds, et de manière magistrale. Mêlant passé et présent, suivant plusieurs personnages et ayant la dure tache de saisir la complexité d'une vie, d'une personnalité en un film de deux heures, il est magistral en tous points. Les dialogues, le dénouement, les personnages, sont tous extrêmement fouillés. Le dernier plan est sans doute gravé dans les esprits de tous ceux qui ont vu le film... Ce personnage, admirable et détestable à la fois, nous apparaît dans toute son humanité. Le film donne l'impression, au bout d'un peu moins de deux heures, de connaître Kane aussi bien (mieux) que sa propre mère, dans ce qu'il a de de meilleur ou de pire. A travers la vie de son héros, Welles explore l'amour, la mort, la haine, l'amitié...
Le film regorge en outre de petites trouvailles géniales, de plans, de personnages, de répliques qui ont tout pour devenir cultes.
Techniquement, le film est aussi parfait que novateur. La photographie est une des plus aboutie de l'histoire et la mise en scène est elle aussi exceptionnelle. La fin, en particulier, m'a énormément impressionné, comme la scène du départ de sa femme, quand il se retrouve seul dans son immense palais. On assiste à une succession de plans magnifiques.
On se retrouve spectateur durant tout le film d'un démolissage en règle des normes hollywoodiennes de l'époque, notamment sur la question de l'éclairage, du cadrage, ou encore sur la manière de filmer un dialogue. Fini les champs-contre champs banals, place aux plans séquences, travellings osés et plongés-contre plongés ! La mise en scène est en effet extrêmement variée et utilise bon nombre de procédés différents.
Il faut aussi parler de l'interprétation fantastique de Welles, dans le rôle principal, ainsi que de tous les autres comédiens, qui viennent tous du monde du théâtre. Welles, vingt-sept ans, incarne Charles Kane de ses débuts à sa mort, toujours de manière bouleversante. Les seconds rôles sont eux aussi parfaitement interprétés.
De Kubrick à Truffaut, nombreux sont les réalisateurs à s'être inspiré de cette oeuvre majeur de l'histoire du cinéma. Quentin Tarantino, Christopher Nolan, Otto Preminger, David Lynch, "Les Simpsons", "Call of Duty", "Picsou", "Kaamelott"... Tous ont, à un moment ou un autre, fait référence à "Citizen Kane".
"Depuis 1949, tout ce qui compte dans le cinéma a été influencé par Citizen Kane."
François Truffaut.
Désolé pour ce jour de retard, je n'étais pas chez moi ce week-end et j'ai changé de programme au dernier moment. Je n'ai rien prévu pour le moment pour Mardi prochain.
7 janvier 2015
Ant-Man : La bande-annonce...
Le MARVEL de l'année 2015 (avec Avengers) a une bande-annonce. Rien de très prometteur à première vue mais bon. En tous cas perso je ne reconnais pas Michael Douglas.
6 janvier 2015
Article du Mardi : Ce que je pense de Steven Spielberg
Ce Mardi, je vais me pencher sur Steven Spielberg, l'homme le plus influent et adulé de Hollywood.
Spielberg, c'est d'abord une carrière tout simplement parfaite. Ou comment, en quarante ans de carrière, inventer le Blockbuster, créer deux séries de films mythiques, dénoncer les horreurs du vingtième siècle, toucher au film d'horreur, au film de guerre, au drame ou au film d'aventure, concevoir l'extra-terrestre le plus emblématique de l'histoire du cinéma, tourner avec des acteurs immenses, se lier d'amitié avec Kubrick, Lucas et Coppola...
Spielberg, c'est aussi un réalisateur touche-à-tout, comme je l'ai dit juste avant. Et il faut oser : Souvent, quand un réalisateur excelle dans un style ou apprécie particulièrement un genre, il a tendance à s'y cantonner (Hitchcock, Leone, Capra, et bien d'autres encore). Rare sont ceux qui testent vraiment plein de choses différentes, comme par exemple Truffaut, Kubrick, et justement Spielberg.
Même si je ne suis pas un fan de tout ce qu'a fait Steven Spielberg (même lui peut avoir des ratés), il faut avouer que sa trajectoire force l'admiration. Certains de ses films font partis de mes préférés, comme par exemple "La liste de Schindler". D'autres, comme les "Indiana Jones", font partis des choses qui auront marqué mon enfance. J'ai donc, comme beaucoup de monde d'ailleurs, une très grande estime pour le cinéaste américain. Je disais plus haut qu'il avait inventé le Blockbuster, mot que j'utilise d'ailleurs souvent. En gros, un Blockbuster, c'est un film qui coûte cher et qui rapporte beaucoup. Le premier succès de Steven Spielberg est aussi le premier Blockbuster reconnu : "Les dents de la mer"... Film efficace et novateur, mais ayant hélas beaucoup vieilli.
Spielberg fait preuve, depuis toujours, d'une grande virtuosité technique et a fait des travellings avant, notamment, sa spécialité. Il maîtrise autant les plans larges que les plans serrés. Il a été deux fois récompensé de l'oscar du meilleur réalisateur et ses films auront été au total récompensés de trente-deux oscars. Il a su livrer des films grands publics de qualité, tout en se permettant d'y exprimer ses idées politiques. Son oeuvre allie qualité et accessibilité. "Si l'on défend le cinéma d'auteur, il faut défendre Spielberg, car c'en est" dira d'ailleurs Alain Resnais à son sujet.
Spielberg est cinéaste, mais aussi grand cinéphile. Il compare le plaisir qu'il ressent devant un film à celui d'un enfant devant son cadeau de noël. Il a produit des films des qualités, comme "Lettres d'Iwo-Jima" de Clint Eastwood. Il est passionné par le septième art depuis son enfance et dit être né "avec une caméra sur l’œil". Il réalisera son premier long-métrage a dix-sept ans, d'une durée de... "140 minutes ! C'est déjà lui qui film les vacances en famille à l'age de douze ans. Même si, entre temps, Spielberg est devenu une super-star, il n'a jamais perdu de son humilité et de sa modestie.
On retrouve des centres d'intérêt récurrents dans l'oeuvre de l'américain : L'enfance et la vie extra-terrestre, notamment. Il dira lui-même : "Il y a des gens qui achètent du bois et construisent des lampes en forme de quilles de bowling. Moi, je raconte des histoires d'extraterrestres." Dans la plus part de ses films, on retrouve des enfants parmi les personnages principaux : De "Jurassic Park" à "I.A Intelligence artificielle", en passant par "E.T" et "Les dents de la mer".
Au final, même si ce n'est peut-être pas le plus talentueux de tous les grands réalisateurs, il a l'immense mérite d'avoir proposé un cinéma à la fois populaire et intelligent. Il a su marquer son époque avec des films comme "Les dents de la mer", "E.T" ou les "Indiana Jones".
N'hésitez pas à commenter mon article et à donner votre avis sur le réalisateur ! La semaine prochaine, je vous parlerai de "Citizen Kane", et tenterai de vous expliquer ce qui lui a valu sa réputation de meilleur film de tous les temps.
Spielberg, c'est d'abord une carrière tout simplement parfaite. Ou comment, en quarante ans de carrière, inventer le Blockbuster, créer deux séries de films mythiques, dénoncer les horreurs du vingtième siècle, toucher au film d'horreur, au film de guerre, au drame ou au film d'aventure, concevoir l'extra-terrestre le plus emblématique de l'histoire du cinéma, tourner avec des acteurs immenses, se lier d'amitié avec Kubrick, Lucas et Coppola...
Spielberg, c'est aussi un réalisateur touche-à-tout, comme je l'ai dit juste avant. Et il faut oser : Souvent, quand un réalisateur excelle dans un style ou apprécie particulièrement un genre, il a tendance à s'y cantonner (Hitchcock, Leone, Capra, et bien d'autres encore). Rare sont ceux qui testent vraiment plein de choses différentes, comme par exemple Truffaut, Kubrick, et justement Spielberg.
Même si je ne suis pas un fan de tout ce qu'a fait Steven Spielberg (même lui peut avoir des ratés), il faut avouer que sa trajectoire force l'admiration. Certains de ses films font partis de mes préférés, comme par exemple "La liste de Schindler". D'autres, comme les "Indiana Jones", font partis des choses qui auront marqué mon enfance. J'ai donc, comme beaucoup de monde d'ailleurs, une très grande estime pour le cinéaste américain. Je disais plus haut qu'il avait inventé le Blockbuster, mot que j'utilise d'ailleurs souvent. En gros, un Blockbuster, c'est un film qui coûte cher et qui rapporte beaucoup. Le premier succès de Steven Spielberg est aussi le premier Blockbuster reconnu : "Les dents de la mer"... Film efficace et novateur, mais ayant hélas beaucoup vieilli.
Spielberg fait preuve, depuis toujours, d'une grande virtuosité technique et a fait des travellings avant, notamment, sa spécialité. Il maîtrise autant les plans larges que les plans serrés. Il a été deux fois récompensé de l'oscar du meilleur réalisateur et ses films auront été au total récompensés de trente-deux oscars. Il a su livrer des films grands publics de qualité, tout en se permettant d'y exprimer ses idées politiques. Son oeuvre allie qualité et accessibilité. "Si l'on défend le cinéma d'auteur, il faut défendre Spielberg, car c'en est" dira d'ailleurs Alain Resnais à son sujet.
Spielberg est cinéaste, mais aussi grand cinéphile. Il compare le plaisir qu'il ressent devant un film à celui d'un enfant devant son cadeau de noël. Il a produit des films des qualités, comme "Lettres d'Iwo-Jima" de Clint Eastwood. Il est passionné par le septième art depuis son enfance et dit être né "avec une caméra sur l’œil". Il réalisera son premier long-métrage a dix-sept ans, d'une durée de... "140 minutes ! C'est déjà lui qui film les vacances en famille à l'age de douze ans. Même si, entre temps, Spielberg est devenu une super-star, il n'a jamais perdu de son humilité et de sa modestie.
On retrouve des centres d'intérêt récurrents dans l'oeuvre de l'américain : L'enfance et la vie extra-terrestre, notamment. Il dira lui-même : "Il y a des gens qui achètent du bois et construisent des lampes en forme de quilles de bowling. Moi, je raconte des histoires d'extraterrestres." Dans la plus part de ses films, on retrouve des enfants parmi les personnages principaux : De "Jurassic Park" à "I.A Intelligence artificielle", en passant par "E.T" et "Les dents de la mer".
Au final, même si ce n'est peut-être pas le plus talentueux de tous les grands réalisateurs, il a l'immense mérite d'avoir proposé un cinéma à la fois populaire et intelligent. Il a su marquer son époque avec des films comme "Les dents de la mer", "E.T" ou les "Indiana Jones".
N'hésitez pas à commenter mon article et à donner votre avis sur le réalisateur ! La semaine prochaine, je vous parlerai de "Citizen Kane", et tenterai de vous expliquer ce qui lui a valu sa réputation de meilleur film de tous les temps.
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