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2 février 2015

Critique : "Imitation Game"

Réalisateur : Morten Tyldum

Acteurs principaux : Benedict Cumberbatch, Keira Knightley, Matthew Goode

Note : 6/10


L'histoire vraie et cependant incroyable du scientifique Alan Turing, qui, pendant la seconde guerre mondiale, parvint à percer le code de la machine de cryptage allemande Enigma, mission réputée impossible.

Le point fort du film est bien sur Benedict Cumberbatch, qui s'assure de figurer en bonne place parmi les nommés pour recevoir l'oscar du meilleur acteur. Les seconds rôles sont eux aussi très bien joués, et on remarque notamment Keira Knightley dans un rôle pourtant éloigné de sa zone de confort. La mise en scène de Morten Tyldum, elle, assure plutôt bien mais reste très académique et ne mérite sans doute pas de faire parti des nommés pour l'oscar du meilleur réalisateur...

Le problème du film reste, à l'image de sa mise en scène, son académisme et son manque d'innovation. Même si le scénario est plutôt bien ficelé, que les personnages sont assez attachants, il n'y a rien de bien complexe dans tout cela, et Imitation Game fera sans doute parti de ces films qu'on aura apprécié à la sortie mais que l'on se sera empressé d'oublier dans les mois qui suivront... Mis à part ce manque d'originalité assez frustrant, le film a le mérite d'être très instructif et de nous éclairer sur un pend méconnu, et pourtant fascinant, de la seconde guerre mondiale, ainsi que sur la situation des homosexuels dans l’Angleterre de la première partie du XXème siècle.

Les deux seuls problèmes concrets du scénario sont d'une part l'humour de la première partie, qui est pourtant réussi mais non assumé et qui en plus sonne vraiment faux dans le cadre d'un biopic sur un scientifique pendant la guerre, et d'une autre part les quelques clichés agaçants qui apparaissent de temps en temps (vous comprendrez si vous voyez le film).

A voir si on s'intéresse au sujet ou que l'on veut apprendre des choses, ou encore si on est un fan de "Sherlock", ou que l'on aime les biopics sur les scientifiques.


Dans le cadre du brevet blanc que je passe en fin de semaine prochaine, il n'y aura pas d'article du mardi jusqu'à la fin des vacances de février...

25 janvier 2015

Critique : "Foxcatcher"

Réalisateur  : Bennett Miller

Acteurs principaux : Channing Tatum, Steve Carell, Mark Ruffalo...

Note : 10/10


Bennett Miller se place parmi les favoris pour l'oscar du meilleur réalisateur. Sa mise en scène sublime sert parfaitement ce drame magnifique et intense, interprété avec virtuosité par trois acteurs en très grande forme.

Bennett Miller nous dépeint les rapports malsains entre un champion de lutte, Mark Schultz, et un milliardaire solitaire et excentrique qui lui propose de venir s’entraîner dans son domaine, en vue des championnats du monde.

Cette confrontation entre deux grands névrosés tient facilement ses deux heures quinze, et se révèle passionnante au fur et à mesure que chacun d'eux dévoile sa face cachée. La complexité des personnages créée un vrai suspense, alors que le spectateur se demande jusque où ça va aller. La psychologie des deux principaux protagonistes est une brillante réussite, et au cinéma, quand deux psychologies un brin retors se rencontrent, c'est souvent une réussite. La grande force du film, c'est que pratiquement chaque décision du milliardaire peut être décryptée et interprétée en fonction du peu de chose que l'on sait sur son passé. Malgré ce que quelques critiques ont pu écrire, le sujet du film n'est pas l'homosexualité, mais la domination d'un proche et la lutte qui s'en suit. Le point commun entre les deux personnages principaux, en effet, est bel et bien cette figure dominatrice qui les emprisonnent, pour du Pont, sa mère, et pour Mark, son frère David, lui aussi champion du monde. Ce problème sera d'ailleurs immédiatement posé dans l'une des premières scènes du film.

John, lui même sous l'emprise de sa mère, tente de s'en libérer en exerçant son emprise sur le lutteur. L'un se libère, en apparence du moins, de sa mère, et l'autre croit se libérer de son frère (finalement le "gentil" de l'histoire) pour en fait se retrouver sous le joug d'un nouveau "maître" : John du Pont. Au final, ce qui pousse les personnages pendant tout le film, c'est cette volonté de se libérer et de voler de ses propres ailes. La lutte, dans leurs combats quotidiens marqués par une grande violence, se transforme en métaphore de la vie et du combat que mène Mark sans parvenir à "battre" son frère.
Quant à John, s'il s'intéresse à la lutte c'est pour pouvoir tracer son propre chemin et prendre ses distances avec sa mère, fanatique de chevaux.

Si ce scénario plein de complexité (qui mériterait un oscar) vaut à lui seul le détour, l’interprétation des trois personnages principaux en général et celle de Steve Carell en particulier est elle aussi bluffante. La mise en scène de Bennett Miller, elle, est parfaite, et assure parfaitement pendant les combats de lutte, difficiles à filmer de manière intéressante.



Le film à voir de ce début d'année, un véritable chef-d'oeuvre. Précipitez-vous dans les salles !

21 janvier 2015

Le truand est mort.

Eli Wallach n'est plus de ce monde. Cet acteur génial est mort à quatre vingt dix-huit ans, hier. Interprète de l'inoubliable Tuco dans "Le bon, la brute et le truand", on le retrouve aussi dans la troisième partie du "Parrain" de Coppola ou dans "Mystic River" de Clint Eastwood. "The Ghost writer" de Polanski, ou le western culte "Les sept mercenaires" font aussi parti de son tableau de chasse.


20 janvier 2015

Article du Mardi : Les plus belles phrases de cinéastes à propos du cinéma.

Nombreux ont été les réalisateurs, au fil des décennies, à s'exprimer sur leur art. Ce Mardi, petit best of des citations les plus marquantes.


Stanley Kubrick : Quiconque a eu le privilège de réaliser un film est conscient que c'est comme vouloir écrire Guerre et Paux dans l'auto-tamponneuse d'un parc d'attraction, mais lorsque enfin la tâche est bien accomplie, peu de choses dans la vie peuvent se comparer à ce que l'on ressent alors.

Martin Scorsese : Un film est l'expression d'une vision unique - plus il est personnel, donc, et plus il s'approche du statut d'oeuvre d'art. Ce qui signifie qu'il restera plus longtemps à l'épreuve du temps.

Tim BurtonLes films frappent à la porte de nos rêves

Tim BurtonLa cruauté fait partie du cinéma, elle en est même fondatrice.



Alfred HitchcockUn films n'est pas une tranche de vie, c'est une tranche de gâteau.

Walt Disney Nous essayons simplement de faire un bon film. Ensuite, les professeurs arrivent pour nous expliquer ce que nous faisons.  


Fritz Lang Le cinéma peut montrer des problèmes, pas les résoudre. 

Xavier DolanPour moi, c'est très violent de ne pas tourner. Etre sur le plateau, c'est vivre !

Orson Welles : Le véritable cinéaste est l'homme qui sait dominer les catastrophes.


Orson Welles : Un film est quelque chose de très personnel, bien plus que le théâtre, car le film en lui-même, c'est quelque chose de mort. Le film ne se nourrit pas de la réaction du public. Un

 film ne vient pas à la vie parce qu'on le projette dans une salle. Finalement, et pour toujours, un film est aussi mort qu'un livre. Et potentiellement, éternellement vivant. 

Charlie Chaplin : Ce n'est pas la réalité qui compte dans un film mais ce que l'imagination peut en faire.


Jean-Luc GodardLe cinéma, c'est l'enfance de l'art.


Ingmar Bergman : Le cinéma en tant que rêve, le cinéma en tant que musique. Aucun art ne traverse, comme le cinéma, directement notre conscience diurne pour toucher à nos sentiments, au fond de la chambre crépusculaire de notre âme.


Clint Eastwood : Je ne gagnerai jamais d'Oscars, et tu sais pourquoi ? Premièrement parce que je ne suis pas Juif. Deuxièmement, parce que je gagne trop d'argent pour tous ces vieux chnoques de l'Academy. Et troisièmement, le plus important, parce que je n'en ai rien à foutre. 



Voilà ! Bien entendu, il a fallu faire des choix... N'hésitez pas à me donner vos citations préférés dans les commentaires ! 

18 janvier 2015

Le nouveau projet de David Fincher : Quand un monstre du thriller s'attaque à un monument du suspense

David Fincher, encore auréolé du succès de "Gone Girl", s'attaque à du très lourd : Un remake de "L'inconnu du nord express", de Alfred Hitchcock ! Il devrait de nouveau faire équipe avec Ben Affleck.