Translate

28 février 2015

Critique : Birdman

Réalisateur : Alejandro Iñarritu

Acteurs principaux : Michael Keaton, Emma Stone, Naomi Watts, Edward Norton, Zack Galifianakis...

Note : 9,5/10


J'étais impatient de découvrir au cinéma le nouvellement oscarisé "Birdman", qui signe le retour de Michael Keaton. Autant dire qu'il ne m'a pas déçu ! Admirablement joué, mis en scène de manière enivrante, drôle, poignant et bien photographié. Rien n'est à jeter dans le nouveau film d'Alejandro Gonzalez Iñarritu, qui réussit une performance exceptionnelle : Le film est tourné en un seul et unique plan séquence, parfaitement maîtrisé par le cinéaste mexicain.

A Broadway, Riggan, un has-been autrefois mondialement connu pour avoir joué un super-héros (Le birdman du titre) tente de sauver sa pièce de théâtre, censée le faire renouer avec la célébrité mais qui prend l'eau de toutes parts... L'occasion de s'interroger sur son passé, son futur, et de se confronter à ses proches...

Michael Keaton, dont la carrière ressemble singulièrement à celle de son personnage (à se demander si le rôle n'a pas été écrit pour lui) est plus qu'excellent, notamment dans une scène de pétage de plombs mémorable contre une critique acariâtre. Emma Stone et Zack Galifianakis (que j’adore dans Very Bad Trip), pour ne citer qu'eux, sont eux aussi parfaits. La mise en scène d'Iñarritu, en plus d'être magnifique et surprenante (Il dépasse même Hitchcock dans l'art du super-plan-séquence), est utile. On a l'impression de partager le quotidien de Riggan et on est donc plus proche de ses émotions. 

Birdman, c'est d'abord un portrait réaliste et complet d'un homme qui a tout perdu. On éprouve de l'empathie pour cet acteur déchu et on oscille en permanence entre la sympathie et la haine. En effet, Riggan nous prouve à plusieurs reprise qu'il est un pur salaud. Mais comme presque tous les personnages du film. Au final, Iñarritu nous prouve que tous les hommes ont une part de bêtise et de méchanceté en eux mais qu'il faut savoir passer outre (là est le seul problème du film : on n'avait pas besoin de lui pour le savoir), ce que parviennent à faire les personnages du film à la fin. "Birdman" permet à Iñarritu d'exprimer son point de vue sur la condition d'acteur, et autant dire qu'il n'est pas tendre :  Je pense que tous les personnages mentent à un moment ou un autre du film... Et que dire du personnage joué par Edward Norton ?

En conclusion, Iñarritu signe une comédie noire étonnante, bien jouée et intelligente, que je ne peux que vous conseiller d'aller voir.



   

27 février 2015

Après Alien 5, Blade Runner 2 !!!

Ridley Scott a le vent en poupe : Ses deux oeuvres majeurs feront l'objet de suites dans un futur proche, après le "Alien 5" de Neill Blomkamp, c'est au tour de "Blade Runner 2 "de se préciser. Envisagé depuis des années le projet semble se concrétiser avec un tournage prévu dès 2016. Dennis Villeneuve, réalisateur de "Prisoners" et "Enemy", a été sélectionné pour diriger tout ça... En prime, on nous annonce le retour de Harrison Ford, qui semble vivre une seconde jeunesse. Après "Indiana Jones 4" et "Star Wars 7", la star reprend un à un ses rôles marquants des années 80... 

Alien 5 : C'est parti !

La fox a confirmé le retour des créatures les plus dangereuses de la galaxie ! Et deux très bonnes nouvelles accompagnent cette information : Premièrement, c'est Neil Blomkamp, le réalisateur Sud-Africain spécialiste de science-fiction (District 9, Elysium, Chappie) qui se chargera de le réaliser. Deuxièmement, Sigourney Weaver, au départ pas très chaude pour reprendre le personnage de Ripley, fait finalement parti du projet! Neill Blomkamp a publié une série de concept art, dont voici un exemple ci-dessous. 

26 février 2015

Critique : American Sniper

Réalisateur : Clint Eastwood

Acteurs principaux : Bradley Cooper, Sienna Miller, Luke Grimmes, Jack McDorman...

Note : 4/10


Clint Eastwood se penche sur l'histoire du sniper le plus meurtrier des états-unis. le film n'est pas sans qualités, mais plutôt ennuyeux vers la fin, pas vraiment novateur et pétri de patriotisme américain.

Il faut avouer que Bradley Cooper est assez exceptionnel et que la mise-en-scène d'Eastwood est saisissante. Le film se révèle instructif et nous fait pleinement ressentir l'horreur du quotidien des soldats américains en Irak. Toute la première partie est agréable et plutôt impressionnante, notamment le chapitre qui concerne l'entrainement des Navy SEAL, en forme d'hommage à "Full Metal Jacket" (Le chef instructeur fait énormément penser au sergent Hartman du film de Kubrick). La scène de la première victime est elle aussi parfaitement réussie, très tendue.

Malheureusement, passée la surprise des premières scènes de guerre, les points positifs seront rares, la suite du film ne consistant qu'à suivre les aller-retours du soldat entre l'Irak et les Etats-Unis. Les scènes de combat se montrent vite répétitives, tout comme les scènes de retour à la maison qui se ressemblent toutes. Beaucoup de rebondissements sont prévisibles et Eastwood frise avec le cliché à plusieurs reprises. En outre, la thématique du soldat rongé par la culpabilité a déjà été exploitée plusieurs fois, et avec plus de finesse... Le générique ultra-patriotique est aussi plutôt agaçant pour qui ne partage pas les idées de Clint Eastwood!
Les scènes du retour (définitif, cette fois !) sont cependant intéressantes. Notamment un plan très fort du héros contemplant son reflet noirci dans l'écran de la télévision éteinte. 



Critique : Dear White People

Réalisateur ; Justin Simien

Acteurs principaux : Tyler James Williams, Tessa Thompson, Kyle Gallner, Teyonah Parris


Note : 8/10



Un excellent premier film ! Intelligent, drôle, avec des personnages fouillés et attachants. Tout n'est pas parfait, mais au final le réalisateur atteint parfaitement son but et nous alerte sur le racisme ancré dans les mentalités de beaucoup de blancs américains. J'avoue avoir mis un peu de temps à rentrer dans le film, mais quand la tension commence à monter et que les personnages gagnent en épaisseur, impossible de résister. 


Le film nous fait suivre le quotidien d'étudiants noirs dans une prestigieuse université américaine : La militante façon Black panthers, le beau gosse populaire, l'homo journaliste... Ils vont se heurter au racisme de certains élèves, voir du président de l'université. Les tensions ne cessent de s'attiser jusqu'au grand débordement final... Un des reproches que je pourrais faire au film concerne les "étiquettes" accolés dès le début à chaque personnage principal. La fin de la soirée finale frise le cliché, avec l'arrivé au ralenti des policiers (je ne vous spoile rien, on l'apprend au début).


Tous les jeunes acteurs sont excellents, dans des rôles pas toujours très évidents. La mise en scène de Justin Simien, elle, est plutôt efficace mais un peu répétitive.


Le film ne sort que fin Mars, je sors ma critique un peu en avance...