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7 décembre 2014

Critique : "Hunger Games : La révolte, partie 1"

 Réalisateur : Francis Lawrence

Acteurs principaux : Jennifer Lawrence, Josh Hutcherson, Liam Hemsworth, Philip Seymour Hoffman, Julianne Moore...

Note : 7,5/10


Comme pour Harry Potter ou Twilight, les studios avaient pris la décision de séparer le troisième volet de "Hunger Games" en deux films, afin, bien entendu, de gagner plus d'argent. Curieusement, contrairement aux précédents exemples, "La révolte, partie 1" s'est révélé être tout sauf ennuyeux, et j'irais même jusqu'à dire que cette séparation aura été utile, même si sa raison d'exister est honteuse. (Ah, le fric !) En effet, cela aura permis de creuser le personnage de Katniss et de faire découvrir aux spectateurs un pendant beaucoup plus vulnérable et influençable de sa personnalité, tout en développant un aspect intéressant de l'histoire : L'utilisation de Katniss et de Peeta par les différents camps.  Dans ce cas précis, la fin justifie les moyens. mais cela amène à nous faire réfléchir sur la condition d'acteur, de mannequin ou de chanteur star. Comment gérer une célébrité que l'on a pas toujours souhaité et comment accepter de devenir un objet, une façade, et non une personne que l'on apprécie pour sa personnalité ou son caractère ? Tout ceci donne au film une profondeur et une subtilité que n'avaient pas les deux films précédents, dont cet opus se démarque totalement, car il n'y a pas de Hunger Games. Les thèmes qui y étaient abordés, c'est à dire le passage à l'age adulte, le plaisir que l'on peut éprouver à tuer ou l'instinct de survie sont donc abandonnés.

L'évolution des personnages secondaires est aussi extrêmement intéressante, notamment celle de Effie Trinket, qui semble avoir pris conscience de la situation tout en restant fidèle à elle-même.

La mise en scène n'est pas, comme dans d'autres films hollywoodiens, uniquement fonctionnelle. Elle est fluide et très agréable, comme toutes les mises en scènes de blockbusters devraient être. Le réalisateur joue habilement des plans larges pour exprimer la solitude de l'héroïne et les scènes de panique sont parfaitement filmées et éclairées, afin de faire ressentir l'ambiance de terreur aux spectateurs.

Certaines scènes sont fortes en émotion et admirablement réalisées, comme lorsque Katniss découvre les ruines de son ancien district. Le spectateur, qui connait la place s'il a vu les deux films précédents, s'identifie à l'héroïne et découvre l'étendue des dégâts en même temps qu'elle grâce à un jeu sur la profondeur.

Hunger Games reste un blockbuster, et la musique grandiloquente ainsi que les scènes de rébellion peuvent sembler caricaturales, mais il faut bien respecter les codes hollywoodiens, Globalement, même s'il ne révolutionne pas la science fiction, cette épisode se révèle être un divertissement très réussi et reste dans la lignée des films précédents, confirmant la réussite de la saga. Le casting doré ne déçoit pas, sans être incroyable mais en respectant son contrat.



4 décembre 2014

Et le prochain James Bond s'appellera...

Le titre du James Bond 24 a été dévoilé : "Spectre" !!! Peut-être un retour du spectre, la célèbre organisation criminelle des premiers films de la série...
Mis à part Daniel Craig, qu'on retrouve en James Bond, le casting comprend notamment Christoph Waltz (Tarantino forever), Léa Seydoux, Ralph Fiennes (déjà présent dans Skyfall. Un grand acteur !)  et Monica Belluci. Pas mal la distribution...


2 décembre 2014

Article du Mardi : Pourquoi je pense que Kubrick est un génie.

Tout les mardis à partir d'aujourd'hui, je reviendrai sur un réalisateur, un film ou tout autre chose liée au cinéma et exposerai mon avis dessus. Aujourd'hui, ce sera donc sur Kubrick.

Stanley Kubrick a quasiment autant de détracteurs que d'admirateurs. Ce qui est curieux, c'est que rares sont les avis nuancés : Pour beaucoup de gens, le réalisateur américain est un génie visionnaire tandis que pour d'autres il s'agit d'un imposteur prétentieux et maniaque. Pour ma part, et vous l'aurez deviné, je fais parti de ses nombreux fans. Je vais donc vous expliquer pourquoi.

Tout d'abord, à ceux qui pointent du doigt son arrogance, je vous répondrez que vous n'avez pas totalement tord. Mais, sincèrement, si 2001 avait été sobre, ça n'aurait pas vraiment été 2001, non? C'est aussi la folie et l'arrogance qui font parfois la beauté d'un film. Il n'y a qu'à voir des chef-d’œuvres comme Apocalypse Now, Inception ou même le Seigneur des anneaux, à sa manière. De même que Apoclypse Now aurait été moins marquant sans le monologue du capitaine Kurtz ou encore l'attaque des hélicoptères sur fond de Wagner, Orange Mécanique n'aurait pas été pareil sans ses impressionnants travellings, et Barry Lyndon aurait eu moins d'impact sans ses morceaux de musique classique ou bien son duel mythique. L'arrogance de Kubrick fait partie de la légende.

Ensuite, quel réalisateur, à part Kubrick, peut se targuer d'avoir réalisé dix chef-d’œuvres à la suite, d'avoir expérimenté tout les genres (de la comédie à la science fiction en passant par le péplum et la fresque historique, sans oublier la guerre et le film d'horreur, ainsi que l'érotisme) avec à chaque fois une réussite incroyable ? bien sur vous pouvez argumenter que les films de Kubrick sont loin d'être des chef-d’œuvres. Mais à ce moment là, et j'en suis désolé pour vous, vous êtes simplement passé à coté de ses films. Dans chacune de ses œuvres, le New-Yorkais s'est attaché à explorer les tréfonds de la nature humaine, dans ce qu'elle a de meilleur mais aussi de pire, et le plus bel exemple à cela étant Barry Lyndon, le plus grand film de l'histoire selon moi. Comme le maître l'a dis lui même, "La question est de savoir si l'on donne au public quelque chose qui vise à le rendre plus heureux, ou quelque chose qui corresponde à la vérité du sujet." Kubrick avait 200 de Q.I. C'était un maître des échecs. Il analysait tous ce qu'il voyait chez les autres, bon ou mauvais, et le mettait dans ses films. Ils ne sont que le reflet de notre société et de notre façon de penser. C'est en ça que Stanley Kubrick est un génie. Mais, bien sur, le cinéma c'est aussi le cœur, les sentiments. Et Kubrick est très doué pour ça aussi. Certains le trouvent froid : J'ai du mal à comprendre leur façon de penser. Kubrick inspire l'horreur, les larmes, le dégoût, le rire, la tendresse... Qui n'a pas pleuré devant Les sentiers de la gloire ? Qui n'a pas tremblé devant Shining ? Les films du réalisateur exaltent les sentiments, ils sont bien loin d'être froids. Sa mise en scène peut l'être, je l'admet, mais dans ce cas là, l'ambiance voulue s'y prête. La mise en scène de Shining est glaciale, mais cela correspond parfaitement au film et, quand on ajoute Jack Nicholson et une musique glauque, un climat très angoissant s'installe. Techniquement, tous ses films sont virtuoses, et personne ne peut remettre en cause la photographie magnifique qui accompagnent chacune de des œuvres. Son sens de la perfection, qui peut s'apparenter à de la mégalomanie, avait au moins pour effet de produire des films aux décors et aux costumes parfaits. Et que dire de sa mise en scènes extraordinaire ? Les mouvements de caméra sur fond de musique classique dans 2001, les travellings-avant de Shining et des Sentiers de la gloire, Les scènes tournées caméra à l'épaule de Orange Mécanique, les plans fixes de Full Metal Jacket... Nul ne pourra ignorer le don de Kubrick pour la mise en scène.

Le new-yorkais avait aussi le sens de la musique culte : Le Dies-irae de Shining, la Sarabande de Barry Lyndon, le Ya-ya-ya de Lolita, les Funérailles de la reine Mary de Orange Mécanique... Autant d'airs qui vous restent dans la tête.

Conclusion : En plus d'être un réalisateur de génie, Kubrick était aussi un philosophe, certes mégalomane, mais bel et bien visionnaire et surdoué, qui s'était donné la dure tache de dépeindre la nature profonde de l'être humain.




Bien-sur, tout ce que je viens de dire n'est que mon avis personnel et chacun peut avoir son opinion sur la question, même si, bien entendu, j'ai toujours raison.
En tout cas n'hésitez pas à donner votre avis dans les commentaires!
Le prochaine article du mardi sera consacré au démolissage de la seconde trilogie Star Wars... Et je sens que je vais me faire des ennemis ! 

28 novembre 2014

Bande annonce du nouveau Star Wars en ligne

Ce jour est un grand jour : Le nouveau Star Wars réalisé par J.J Abrams a une bande annonce (une vraie cette fois) !!!

25 novembre 2014

Critique : "Cold in July"

Réalisateur : Jim Mickle

Acteurs principaux : Michael C. Hall, Don Johnson, Sam Shepard...

Note : 6/10


S'il fallait deux adjectifs pour définir ce film , ce serait sûrement "attachant" et "imparfait". Le film est en quelque sorte capable du meilleur comme du pire mais au final on se laisse emporter par ce scénario de bric et de broc frisant toujours le second degré... Le film raconte en gros les aventures d'un "homme normal" qui se retrouve embarqué malgré lui dans une affaire de meurtre et de complot... La mise en scène est parfois géniale, notamment au début lors des scènes de tension dans la maison, ou elle prend la place, d'une certaine manière, des caméras de surveillance pour mettre le spectateur dans une situation de méfiance constante, à l’affût du moindre événement suspect. A d'autres moments, on peut lui reprocher d'être trop statique et finalement assez plate à force de ne pas se renouveler. Le scénario est bourré d'incohérences et de situations plus irréalistes les unes que les autres, mais c'est ce qui donne finalement son charme au film. La bande originale est, quant à elle, une vraie merveille, ce qui contribue à rendre le film tendu et haletant quand il en a besoin. "Cold in July" évite aussi de se prendre trop au sérieux, ce qui, vu les bévues scénaristiques, l'aurait rendu plus ridicule qu'autre chose, en mixant au scénario des scènes très drôles et des répliques qui font mouche à tout les coups. La scène de fusillade "tarantinesque" est en outre excellente. "Cold in July" se révèle donc être un thriller qui, sans éviter quelques clichés et sans être parfait, reste agréable à voir.